Quirin Mayer, entre équilibre et harmonie, au musée Regards de Provence jusqu’au 4 juin

 

[dropcap text_color= » » background_color= »gray »]D[/dropcap]’emblée on est surpris par la taille – plus de deux mètres – et le nombre des sculptures bicolores disposées dans le hall du musée. Ondulantes ou anguleuses, leurs formes semblent décalquées des grandes acryliques abstraites qui ornent les murs de la salle. Ce n’est pas qu’une impression, car avant d’être programmées et découpées par une imprimante 3D, ces sculptures en aluminium laqué ont fait l’objet d’un dessin rigoureux. Elles nous parlent de danses, d’étreintes et de luttes avec une vitalité qui ne peut laisser personne insensible. C’est le même entrain que l’on retrouve dans les tableaux – 26 en tout – qui en sont un peu le pendant. Si la forme humaine y est ramenée à sa structure universelle, ils n’en évoquent pas moins des situations et des sentiments que nous avons tous éprouvés un jour.

A mesure que l’on avance dans ce parcours, on mesure l’homogénéité des figures et des couleurs, qu’elles s’expriment à travers des toiles, des papiers découpés ou des blocs de grès peints et chamottés. Cet univers aussi abstrait que lyrique, c’est celui de Quirin Mayer, plasticien suisse exposé dans le monde entier. Il le portait depuis toujours dans son esprit et a consacré la deuxième partie de sa vie à nous le rendre visible. Mais jamais encore il n’avait bénéficié d’une rétrospective en France. Jeudi 19 janvier, lors de la visite de presse et du vernissage de son exposition, il était parmi nous, expliquant la genèse de telle oeuvre, commentant un détail d’une autre, répondant aux questions des journalistes et du public qui avaient conscience du caractère exceptionnel de cette rencontre. Un grand moment d’art et d’humanité.

Musée Regards de Provence _Avenue Vaudoyer, Marseille 2ème
_04 96 17 40 40 _www.museeregardsdeprovence.com

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