Créé voici six ans par Philippe Sérenon et Philippe Heullant, Photomed est un festival de photographies qui scrute les particularités géographiques et culturelles des deux rives de la Méditerranée. Depuis sa création, il a ainsi donné carte blanche à plus de trois cents photographes et propose, cette année, une programmation marseillaise. Entre le 18 mai et le 11 juin, il déploiera ses charmes à Sanary, Bendor et Toulon pour une série d’expositions mettant l’accent sur l’environnement, d’une part, et la cellule familiale d’autre part. On pourra notamment y (re)découvrir les travaux de Bernard Plossu (L’heure immobile), Hans Silvester (Le pain des femmes) ou Sophie Zénon (Sicile, au-dessous du volcan). Les expositions proposées à Marseille à partir du 17 mai ne seront pas moins riches et attractives. Elles embrasseront des lieux comme la Friche la Belle de Mai, le FRAC-PACA, le MuCEM et la Villa Méditerranée. Une occasion pour refaire en imagination les chemins empruntés par Antoine d’Agata (Atlas), Hervé Guibert (La ville comme fiction),Hélène David (Noces ou les confins sauvages), Sirine Fattouh (Images du dessaisissement) ou Franck Déglise (Sur la route d’Alger). Voilà certainement matière à méditer tant sur des modes de vie partagés que sur les mutations qui les affectent.
Photo en Une _Hélène David
