« No limit » pour Vincent Elbaz

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Le comédien charismatique n’a pas eu peur d’endosser un rôle physique… ni de s’essayer à un nouveau genre, dans la série « No Limit » diffusée sur TF1 depuis novembre dernier. Pari réussi pour cette nouvelle production de Luc Besson qui se déroule à Marseille…

ToutMa : Comment s’est passée votre rencontre avec Luc Besson et qu’est-ce qui vous a poussé à accepter le rôle ?
Vincent Elbaz : Ça a été facile de me convaincre : Luc Besson m’a proposé le rôle très simplement en m’envoyant le scénario. Il m’a passé un coup de fil puis on s’est vu, il m’a parlé du personnage. Ensuite on a fait une lecture générale avec tous les acteurs du film. Tout de suite après avoir accepté le rôle en mars dernier, j’ai été m’entraîner chez Alain Figlarz qui s’occupe des cascades.

TM : C’est allé si vite ?
VE : Oui, ça fait partie de l’enthousiasme de TF1, ils ont vu les épisodes, ça devait être diffusé début 2013 et ils ont tout changé pour avancer la diffusion parce qu’ils étaient très contents de la série.

TM : Le tournage d’une série, c’est très différent du cinéma ?
VE : Le tournage est vraiment éprouvant, à la fois long et très rapide : les journées sont longues mais on tourne vite.

TM : Luc Besson vous a-t-il  donné des indications ?
VE : Non, il nous a laissés travailler avec les metteurs en scène et l’équipe technique.

TM : La préparation physique se passe comment ?
VE : Le gros du travail est la musculation et la mémorisation de chorégraphies, de mouvements techniques et de préparation de cascade avec les câbles. Dans les séries 5 et 6 il y a toute une séquence sur des containers à 20 mètres de haut, donc ça se prépare.

TM : C’est nouveau pour vous d’endosser un rôle physique ?
VE :  Je n’avais jamais fait ça de ma vie. Ça m’attirait mais on ne me l’avait jamais proposé et j’aime beaucoup. C’est enthousiasmant à faire, surtout dans une série où on a le temps de développer un personnage et où une place est faite à l’humain. Dans ces cas-là, c’est intéressant de faire des cascades.

TM : Quelle a été votre approche de la ville ?
VE : J’y ai vécu pendant quatre mois pour les besoins de la série. Je connaissais déjà un petit peu : j’avais tourné pour La Vérité si je mens 3 et dans le film d’Alexandre Arcady qui s’appelle Les cinq doigts de la main. Donc je connaissais un peu mais je n’avais jamais séjourné longtemps à Marseille.

TM : Quelles sont les choses qui vous plaisent… ou moins ?
VE : Le trafic, la circulation, les travaux incessants, ça c’est un peu dur quand on tourne ; avec les camions de l’équipe technique, ça peut être compliqué… Et évidemment ce que j’aime, c’est la douceur de vivre, la nature, la mer, le soleil : voilà les plus !

TM : En quatre mois, on a le temps de se trouver des adresses et avoir des contacts avec la population ?
VE : J’aime bien la Cantinetta par exemple. Et oui, je me suis fait des copains. Déjà dans l’équipe, une bonne partie est marseillaise : la régie, la direction de production est à Marseille. Donc on se fait des amis ; un tournage, c’est quand même une équipe d’une cinquantaine de personnes ! D’ailleurs, lors d’une projection, un romancier Marseillais m’a fait une observation très juste, il m’a dit : « c’est une des premières fois que je vois Marseille bien filmé, en évitant tous les clichés et où le décor est complètement intégré à l’histoire ». Luc Besson s’y investit, il aime bien Marseille. Ce n’est pas seulement une histoire de sous, de production où on se dit « on va tourner à Marseille, c’est moins cher, et puis on s’en fiche de l’endroit… ». Là, il y a une vrai utilisation de Marseille, des décors, de l’urbanisme, de la nature…

TM : Vous pourriez déménager à Marseille ?
VE : Pour les besoins de No Limit, je serai peut-être amené à y retourner longuement, mais non, j’aurai du mal à quitter Paris. L’hiver est dur à Marseille je trouve… quand même, avec le vent froid. Mais pendant la période où nous avons tourné, c’était très agréable.

TM : Vous êtes prêt à tourner dans d’autres séries ? Plus Belle La Vie ?
VE : Ah ! Mais ce sont les acteurs de Plus belle la vie qui viennent tourner dans No Limit. On a deux très bons acteurs : Franck Sémonin et Jean-François Malet. Sinon, ça m’intéresserait de toucher un autre genre. Là, avec No Limit, on est dans du spectacle et le cocktail entre action, comédie et drame fonctionne très bien. Moi j’aime bien les séries de spectacle comme 24h Chrono mais j’adore aussi celles qui sont un peu plus littéraires, avec une écriture où on se situe dans des micro-événements comme Mad Men, où les personnages sont très sophistiqués, où le spectacle tient juste à l’intériorité du rôle. J’aime beaucoup The Wire aussi…

TM : Quelle est votre actualité ?
VE : Je suis déjà en préparation et entraînement pour la saison 2 de No Limit qui est en cours d’écriture. Pour l’instant, j’ai accepté quatre films et je lis des pièces de théâtre.

TM : N’avez-vous pas envie de vous retrouver sur les planches ?
VE : Oh oui beaucoup ! La dernière fois c’était Good Canary une pièce dirigée et mise en scène par John Malkovich avec Cristiana Reali.

TM : Dans une carrière professionnelle comme la vôtre, on peut être amené à faire des choix difficiles pour la famille, n’est-ce pas ?
VE : Sans parler de ma vie personnelle, c’est vrai que ce n’est pas évident d’être un père et d’occuper un métier risqué comme celui du personnage de No Limit (Agent de la DGSE). Mais le fait qu’il se découvre une tumeur au cerveau accélère les choses et il donne une priorité à sa fille. Pourtant, ça l’oblige à prendre plus de risques…

INTERVIEW _Camille JALAGUIER
PHOTOS _Mika COTELLON / STARFACE Séance réalisée a l’Hôtel Hyatt Regency Paris – Madeleine
SMOKING _Lanvin

Série disponible en DVD en janvier 2013


 

 

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