Saype, une empreinte poétique !

6h40,-Delemont,-65x50cm,-Acryliqu-e-sur-toile-et-plexiglas,-2017 1

[dropcap text_color= » » background_color= »gray »]A[/dropcap]llez découvrir le solo show du « Street » artiste Saype baptisé What Traces ?  à la Galerie David Pluskwa. Une invitation au voyage dont vous vous souviendrez longtemps.

Saype pour Say peace, les lettres sont raccourcies comme souvent dans les blazes choisis par les Graffiti artistes. L’esthétique du lettrage et la façon dont les lettres matchent entre elles comptent beaucoup dans la composition du nom. L’artiste de 28 ans est originaire de Belfort. Autodidacte, il commence à graffer à l’âge 14 ans. Il connaît depuis deux ans un succès à très grande vitesse, grâce à son talent et l’originalité des œuvres proposées.

Sur les murs d’un blanc immaculé, une quarantaine d’oeuvres raconte une histoire, celle d’un voyage, de paysages qui défilent. Une fine buée, des gouttelettes d’eau scintillante recouvrent les vitres, comme on peut les voir, en premier plan quand on est assis à l’intérieur des trains. En second plan, un levé de soleil, symbole d’espoir, de renouveau. Sur les vitres en plexiglas des inscriptions laissées par des passagers anonymes : Why ? Hope, une signature, des dessins d’enfants …  Saype crée un univers inédit avec l’envie de faire travailler notre imaginaire. Et cela fonctionne à merveille ! Il invite à la réflexion, au questionnement sur soi et sur le monde environnant. Quelles traces allons-nous laisser ? Quelles traces voulons-nous laisser ? Des questions qu’on pourrait se poser sur le trajet qui nous mène à notre travail ou ailleurs dans le train de 6h30 en direction de Troyes, à 6h57 et 20 secondes en Campagne, à 13h22 à Paris, ou encore à 20h45 au crépuscule…

Le voyage nous aide à prendre du recul. A comprendre que la buée c’est aussi la représentation de l’égo qui brouille les perceptions et pose un voile sur la réalité. Les traces sont réalisées tantôt au doigt, tantôt à la clé, une forme revendiquée d’expression de soi si chère au mouvement tag et graffiti dont Saype se nourrit et s’inspire.

L’heure précise donnée aux œuvres dit, peut-être, aussi qu’il faut profiter de l’instant présent, du caractère très éphémère de la vie, de ses cadeaux, que chaque moment existe d’une manière unique et qu’il faut par conséquent en prendre conscience et s’assurer qu’on est à la bonne place, au bon moment, en train de faire ce que l’on souhaite vraiment.

« What traces ? »du 9 au 24 juin 17
Galerie David Pluskwa , 53 rue Grignan 13006 Marseille _ https://www.saype-artiste.com/

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