Créé en 2005 par le Centre national du Théâtre, « Scènes Grand Ecran » est un festival multi-arts dont la particularité est de se dérouler, chaque année, dans une ville différente. Pour cette édition 2014, entre le 13 et le 17 mai, c’est à Toulon qu’il fera escale, assuré d’un partenariat avec plusieurs institutions culturelles locales, dont le fameux théâtre Liberté.
Comme le rappelait Charles Berling, son dynamique directeur, lors de la conférence de présentation, il s’agit de mettre à l’honneur une grande ville profondément inscrite dans une thématique méditerranéenne. Et Istanbul, métropole de 16 millions d’habitants, ne se réduit pas à son passé fastueux de capitale de l’empire ottoman. Sans d’ailleurs songer à l’occulter, le projet de « Scènes Grand Ecran », cherche d’abord à présenter la réalité culturelle de la Turquie d’aujourd’hui. Il mise, pour cela, sur les regards croisés d’écrivains, de photographes, de réalisateurs et de comédiens. D’où un programme si alléchant qu’il serait difficile d’en isoler un unique moment fort.
Rien que la seule soirée d’ouverture, avec le regard de Sedef Ecer (ecrivaine et comédienne) porté sur l’underground stambouliote ainsi que le vernissage de plusieurs expositions, mériterait un article à elle seule. Veut-on, malgré tout, quelques pistes ? Disons, dans ce cas, que les cinéphiles toulonnais ne sauraient manquer, mercredi 14 mai à 20h30, au cinéma le Royal, « l’Istanbul de Maurice Pialat », série de 8 courts-métrages que le cinéaste réalisa en 1962. Pendant ce temps, les mélomanes iront sans doute à la découverte des œuvres d’Ahmed Adnan Saygun, interprétées par les solistes de l’Opéra de Toulon. Quant aux amoureux de la poésie, ils peuvent déjà retenir leurs places au Théâtre Liberté pour y entendre, jeudi 15 mai à 20h30, les « Lettres de la prison de Bursa » du grand poète Nazim Hikmet. Mais il serait dommage, même pour les plus sages, de rater, vendredi 16 mai à 19h30, les « Divines absurdités » de Nasr Eddin Hodja (théâtre Liberté) ; ou la lecture, samedi 17 mai à 17h, de « Mon Bosphore à moi » de l’écrivain en résidence Izzeddin Calislar, pièce inspirée par le surprenant parcours du français Michel Pacha.
D’ores et déjà, on peut voir, à la Maison de la Photographie, une sélection de vieux clichés réalisés entre 1850 et 1950 et issus du prestigieux fonds Roger Viollet. Istanbul telle qu’en elle-même, avec ses quais et ses ruelles, sa Tour Galata, son palais Topkapi et sa basilique Sainte Sophie. En somme, une parfaite mise en bouche à ce prochain festival. Renseignements au 04 98 00 56 76. Ou sur scenesgrandecran.com
Théâtre Liberté _www.theatre-liberte.fr
Grand Hôtel, Place de la Liberté, Toulon
contact@theatreliberte.fr
Billetterie : 04 98 00 56 76
PHOTO ©Floriane de Lassée

